CHAMPIONNAT DE FRANCE 1ERE DIVISION PAR EQUIPES. GERLAND LES 5 ET 6 MARS 2016.

Le week-end des 5 et 6 mars derniers se tenaient à Lyon, au Palais des sports de Gerland, les championnats de France 1ère et 2ème divisions par équipes, auxquels participait notre coach, Corine, en tant qu’arbitre.

Formule un peu particulière, mêlant sur 8 surfaces des judoka de 2ème division combattant en kimonos blancs avec la ceinture rouge et des judoka de 1ère division combattant en kimonos bleus et/ou blancs. Fort heureusement, le rêglement fût le même pour tous!

Quoi qu’il en soit, une reprise de l’arbitrage au haut niveau pour Corine qui devait se remettre dans le bain avant de pouvoir retourner arbitrer à l’international en coupes d’Europe, puisque désormais, elle est arbitre continentale.

Et quel bonheur d’arbitrer les grandes pointures du judo, champions d’Europe, Mondiaux et Olympiques! On pouvait noter la présence sur ces équipes de Teddy Riner, pour Levallois, la grande attraction de la journée, de Clarisse Abgegnenou, championne du Monde et vice championne olympique, Gévrise Emane, triple championne du Monde, Cyril Maret, Davis Larose, Alain Schmitt, Pricillia Gneto, Pénélope Bonna et bien d’autres encore!

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Corine eût donc le privilège de n’arbitrer que des équipes de 1ère division avec tout leur contingent de stars et de moins connus mais néanmoins prêts à tout donner pour voir la victoire au bout et le titre de champions de France par équipes. Une ambiance de malade, comme à chaque compétition par équipes.

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Et entre autres stars du judo, Corine arbitra en tant que juge, Clarisse ABGEGNENOU et Teddy RINER!!! Si, si! Quant à son rôle en tant qu’arbitre central, c’est Cyrille MARET, Laetitia BLOT ou encore Hélène RECEVEAUX qui fûrent aussi au centre des débats.

Enfin la cerise sur le gâteau fût toutefois lorsque Corine dût arbitrer la finale des masculins qui opposait les équipes de Levallois avec Teddy RINER et Alain SCHMITT dans leurs rangs, face à l’équipe de Sainte Geneviève Sports emmenée par David LAROSE. Levallois ne comptant que 4 combattants sur 5 en lice, nos trois arbitres dûrent se mettre d’accord pour savoir qui dût arbitrer qui. Corine laissa donc sa place à son collègue au centre quant à arbitrer le grand Teddy et écopa du dur combat entre David LAROSE et Alexandre MARIAC, tous deux déchainés par l’enjeu. En guise de lot de consolation, Corine dût toutefois aller demander au grand Teddy de se pousser car il gênait la caméra, compte tenu de son gabarit. Lequel acquieça avec un grand sourire gêné…

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Combat difficile à arbitrer car les légers sont de judoka très mobiles où les attaques fusent de part et d’autre et où ça « vole » dans toutes les directions. On ne sait jamais d’où ça va partir ni surtout où et comment ça va atterrir! ACTION!

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Je vous laisse d’ailleurs lire les descriptifs, si vous avez 5 mn à perdre, que l’on a pu relever dans la presse concernant cette rencontre, avec celui de l’Esprit du judo ci dessous (en rouge, la partie concernant la coach):

18h21 – Et à la fin, c’est Sainte Geneviève !
À ma droite Levallois, neuf fois champion de France en équipes chez les masculins et déterminé à prendre le dixième pour solde de tout compte, à ma gauche Sainte Geneviève, quatre fois finaliste de 2011 à 2014… et toujours vaincu par l’ogre des beaux quartiers périphériques parisiens. Mais si Levallois se présente toujours avec son bombardier invincible, le temps a passé et l’équipe d’airain est en fin de parcours, elle le sait, c’est sa faiblesse comme sa force.
Levallois n’a plus de -90 kg – Iddir est parti sous d’autres cieux – et Alain Schmitt est dans son été indien, toujours lumineux, mais dans des tonalités moins vives. Engagé sur le premier combat, il faisait ce qu’il devait faire sur Julian Kermarrec, une figure montante de la catégorie, mais se faisait surprendre par un sumi-gaeshi bien guidé. Le -81 kg battu, le -90 kg absent, voilà que Levallois était mené 2-0 en à peine trois minutes de finale. Heureusement pour la confiance, Teddy Riner venait derrière. Il faisait la démonstration attendue contre le malheureux Maxime Aminot, ventilé sur un énorme harai-goshi. Mais les supporters de Sainte-Geneviève étaient déjà concentré sur la suite, l’avancée de la tour maîtresse, David Larose.
Fragilisé depuis quelques mois, Larose n’en est pas moins l’un des hommes forts du judo français et il a le destin de son club en main. Mais face à lui Alexandre Mariac fait le combat en vivacité qu’on lui demande. Le mano a mano est intense et le fan club, de part et d’autre, se tient la tête à deux mains. Shido pour l’un, puis pour l’autre. Golden Score. Larose, un peu plus statique, finit par être désigné par l’arbitre. La chance de Sainte-Geneviève est passée. Levallois présente son international titulaire en équipe de France, Pierre Duprat, les carottes sont cuites. Oui… mais non. Duprat est fort, mais il était blessé au tour précédent, pas forcément au mieux de sa forme. Et face à lui Sainte-Geneviève joue Florent Urani, dont la montée en puissance, trop souvent entravée par les blessures, fait tout de même de lui le n°2 virtuel de la catégorie en France. Après une forte tentative de clé de bras à la volée de Pierre Duprat – une technique qui avait valu à Florent Urani une blessure au championnat de France individuel – c’est le combattant de Sainte-Geneviève qui lance son terrible sumi-gaeshi et marque waza-ari. Il ne sera plus inquiété. Pierre Duprat essaye, mais Florent Urani contrôle. Le titre va à Sainte Geneviève. Une longue patience récompensée pour un club essentiel du judo français. « Maintenant, on peut mourir tranquille » s’exclame le Président Pascal Renault, tandis que l’entraîneur Celso Martin s’envole dans les airs, sous la force conjuguée d’une dizaine de judokas en extase, et pleure. On peut parier que Sainte-Geneviève ne va pas mourir après ce titre, et au contraire qu’une nouvelle ère s’ouvre pour ce groupe qui est devenu ce dimanche soir, le club numéro un du judo français.

Ou encore l’article de la FFJDA:

Depuis 2011, les deux équipes ont eu l’habitude de se retrouver en finale, laissant à chaque fois la puissance du Levallois Sporting Club triompher. Et si c’était à Lyon que tout s’inversait ?

Les – 81 kg ont ouvert le bal, Alain Schmitt pour Levallois et Julian Kermarrec pour SGS Judo. Les deux judokas se sont lancés dans un ultime combat, poussé par un excès de confiance, le Génovéfain a lancé un sumi-gaeshi qui a envoyé au tapis le Levalloisien, ippon. Les rouges et blancs ont ouvert le score inquiétant l’équipe de Christian Chaumont qui alignait seulement 4 combattants sur 5 depuis le départ d’Alexandre Iddir à FLAM 91.

Levallois a laissé le point à Ludovic Gobert en – 90 kg ce qui a donné un avantage de 2 – 0 pour SGS Judo, à seulement un point de la victoire. Teddy a permis à son club de remonter au score avec son haraï-goshi magistral sur un valeureux Maxime Aminot puis est venu le tour de David Larose et Alexandre Mariac. Les deux concurrents redoutables se sont livrés une lutte sans merci. David Larose a été plus agressif tandis que le jeune Alexandre Mariac a misé sur la tactique, 1 shido partout, c’est au Golden Score que tout s’est joué laissant le Levalloisien s’imposer d’un shido de plus pour égaliser.
On a alors senti la température monter au stade Gerland, mais qui sortira vainqueur de cette rencontre? Pierre Duprat, le numéro 1 français des – 73 kg aurait dû logiquement prendre l’avantage de la dernière rencontre et offrir un dixième titre à son équipe. Mais, c’était sans compter sur la détermination de Florent Urani qui a donné le ton d’entrée de jeu sur un sumi-gaeshi (waza-ari). Le titulaire en équipe de France a tenté de remonter au score en pénalisant son adversaire mais le Génovéfain a su maîtriser parfaitement le combat se donnant même l’occasion de remettre yuko pour assurer ses arrières. Le clan des rouges et blancs a laissé exploser sa joie, ça y ils sont champions de France!

Bref, avis à toutes les jeunes pousses du judo Fontainois qui rêvent un jour de côtoyer des champions. Soit vous en devenez un vous-même, soit vous vous lancez dans l’arbitrage ou les tenues de tables et vous aurez peut-être un jour la chance de le faire en atteignant vous aussi le haut niveau. Mais pour ça, il vous faudra travailler. Beaucoup, assidûment et régulièrement. Alors à vous de jouer!

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